lundi 22 mars 2021

Enquête photo #11 : conclusion hâtive, ne pas se fier aux apparences !

Cette nouvelle enquête est très courte, ce n'est d'ailleurs pas une vraie enquête, c'est plutôt un conseil pour toutes celles et ceux qui cherchent à identifier leurs plus ou moins anciennes photos. Ne jamais jeter un rapide coup d'œil : attardez-vous sur chaque détail, même le plus anodin, c'est très important.

Voici pourquoi.


La photo





Cette photo me vient de la collection de mes grands-parents paternels. Elle a été prise dans les années 50. Que dire sur elle ? Eh bien c'est une petite fille à la campagne. Conclusion : comme mon père était fils unique de parents enfants uniques, il s'agit vraisemblablement d'une amie d'enfance. Donc on arrête là, ce n'est pas de la famille, on passe à la photo suivante.

Oui mais en fait non


Des mois plus tard, je suis revenu sur cette photo quand je l'ai scannée à nouveau dans une meilleure définition. Puis je l'ai agrandie.


Hey, une minute ! Cet enfant...




...ressemble à ce bébé et...



...à cet enfant !


J'en parle à ma mère. Réponse sans appel : « Ben oui, sa grand-mère l'a élevé comme une petite fille ! »

Bref, cet enfant, c'est mon père !


La vraie conclusion est que je me suis fait avoir comme un bleu en me fiant aux apparences finalement trompeuses. Alors si j'ai un dernier conseil à vous donner, analysez une nouvelle fois vos photos !

jeudi 18 mars 2021

ADN : Maman sûrement, Papa peut-être - partie 1




NB : ce billet de blog est destiné aux initiés des tests ADN généalogiques, notamment sur MyHeritage. Il n'a pas vocation à faire de la vulgarisation sur le sujet. Pour cela, je vous conseille, entre autres, ces excellents blogs :


Aujourd'hui je vais donc vous présenter une correspondance ADN qui m'intrigue depuis l'automne dernier, période durant laquelle j'ai débuté les tests ADN dits ­­« récréatifs ». Le niveau d'ADN partagé s'élève à 1,4% soit 101 cM répartis sur 6 segments dont 3 font plus de 20 cM. Si j'ai déjà pu retrouver quelques cousins avec bien moins d'ADN partagé, il n'en est rien pour cette correspondance, que je vais nommer par la suite « MS », soit les initiales de la personne en question. Comme elle n'a répondu à aucun de mes messages, ni même son fils qui a aussi réalisé le test, je ne donnerai pas les noms précis de ses ancêtres les plus proches bien qu'ils soient décédés. En effet, le patronyme de sa mère est très rare et je ne voudrais pas que cette cousine potentielle soit gênée par mes hypothèses les plus folles qui vont venir.


ADN partagé et parenté probable


Segments d'ADN partagés avec « MS » - source MyHeritage


Comme indiqué précédemment, « MS » et moi avons 101 cM en commun répartis en 6 segments. MyHeritage l'interprète comme étant une cousine germaine éloignée au second degré (1C2R) ou une petite cousine éloignée au premier degré (2C1R). Premier constat : je connais très bien ma généalogie descendante et cela me paraît étonnant de découvrir un lien inconnu aussi proche. Toutefois, comme cela reste très approximatif, je me tourne vers l'outil « Shared cM Tool » du site DNAPainter qui me permet d'obtenir des probabilités en fonction des correspondances déjà connues.


Probabilité de parenté avec 101 cM - extrait de DNAPainter

Cette répartition me confirme que l'approximation faite par MyHeritage est la plus probable mais il ne faut tout de même pas écarter les autres.


Premières difficultés


« MS » et son fils ne partagent aucun arbre. Enfin, si, plutôt une mini touffe d'herbe : seulement les parents. Le père est décédé car son nom apparaît en entier mais aucune date ni lieu ne sont indiqués. Quant à la mère, seul le patronyme est indiqué avec une faute d'orthographe que je découvrirai par la suite. Ces patronymes étant germaniques, je me dis que ma parenté avec cette cousine potentielle est du côté de mon père étant donné que du côté maternel tout se passe en Sicile. 

A partir de ces informations, je me lance dans la recherche et l'élaboration de l'arbre généalogique de « MS ». Problème cependant : son père, « RS » a beaucoup d'homonymes, c'est comme de chercher un tailleur en Allemagne. Je pense d'abord le retrouver à Strasbourg mais c'est finalement à Metz que je retrouve son acte de décès grâce au nom de l'épouse « HZ » indiqué sur ce dernier. C'est là que je découvre la fameuse faute d'orthographe mais surtout la filiation de cette personne née en 1939. De là, grâce à notamment des sources sur Geneanet, Filae, Heredis Online et le site des archives de la Moselle, je parviens à créer un arbre sur plusieurs générations. Je décide de m'arrêter aux AAAGP de « MS » en tenant compte des probabilités de DNAPainter.

A présent, c'est bon, je vais pouvoir déterminer le lien de parenté.
Sauf que non :
  • Aucun patronyme en commun avec mon arbre, si ce n'est Becker mais c'est une branche collatérale lointaine, ou Weber que je retrouve au 17e siècle, donc trop loin pour partager autant de cM ;
  • Aucune ville ;
  • Seulement un département : la Moselle, le reste des aïeux de « MS » étant en Allemagne, pays dans lequel je n'ai aucun ancêtre connu. Un autre problème s'ajoute pour la Moselle car mon dernier ancêtre à y être né est Jean-Baptiste Bousse en 1820 à Metz alors que les ancêtres de « MS » sont plus proches de la frontière allemande actuelle. Mon ancêtre avait quitté le département puis opté pour la France tandis que ceux de ma cousine sont nés allemands après la guerre de 1870.
Arrivé à ce stade, je commence à douter : cette correspondance ADN est-elle vraiment fiable ou bien y a-t-il un secret de famille quelque part ? 

La piste des filles-mères

Peut-être ! Dans mon arbre ainsi que dans le sien, il y a des filles-mères !

De mon côté, c'est rapide, il s'agit de Jeanne Nard, née en 1846 à Saint-Bonnet-Elvert (Corrèze), de Marie Nard et de père inconnu. Sa mère n'a jamais quitté cette commune où elle est décédée en 1873. Je trouve très peu probable qu'un des Mosellans ou Allemands de « MS » soit allé s'y perdre, même durant un éventuel service militaire. Voyons plutôt de son côté.

« MS » a en effet deux filles-mères dans la généalogie proche :

  • Antoine Pierre Becker, né en 1875 à Kirschnaumen (Moselle), de Catherine Becker et de père inconnu. Catherine Becker elle-même née en 1841 dans la même ville et décédée à Talange (Moselle) en 1926, célibataire. Antoine Pierre n'a donc été reconnu par aucun père.


Extrait de fiche matricule de Pierre Antoine Becker - Source AD57 NUM2R131 

  • Antoine Weber, né en 1857 à Sarralbe (Moselle), de Marie Elisabeth Weber et père inconnu. Décédé en 1939 à Saint-Amant-de-Boixe (Charente). Jamais reconnu également.


Du coup, est-ce que l'un de mes ancêtres pourrait être le père biologique de l'un d'eux ? Je me dois de faire l'inventaire parmi eux.

Candidats à la paternité de Pierre Antoine Becker :

  • Julien Bourdin-Grimand, mon trisaïeul (AAGP), né en 1850 à Souclin (Ain) et décédé en 1892 à Paris. Il aurait pu être un candidat intéressant car il a été soldat puis cantinier au 80e régiment de ligne. Ce régiment est bien passé par la Moselle mais seulement en 1870. Il a ensuite fait campagne en Algérie de 1871 à 1875 tout étant caserné à Tulle (Corrèze) où s'est d'ailleurs marié mon ancêtre en 1877, avec Jeanne Nard.
  • Paul Victor Bousse, autre trisaïeul, né en 1857 à Pont-à-Mousson (Meurthe-et-Moselle). Il n'avait que 18 ans en 1875 et était apprenti coiffeur. Peu de chance qu'il soit retourné en Moselle, territoire alors allemand par ailleurs.

Candidats à la paternité d'Antoine Weber :

  • Jean-Baptiste Charlemagne Bernoville (3AGP), né en 1825 à Mennevret et décédé en 1875 à Grougis, toutes deux dans l'Aisne. Manouvrier de son état, ce coquin a eu tous ses enfants hors mariage avant d'épouser la mère de ceux-ci en 1864. Il n'a a priori jamais quitté son département.
  • Jean-Baptiste Bousse (3AGP), né en 1820 à Metz (Moselle) et décédé en 1879 à Baccarat (Meurthe-et-Moselle). A quitté la Moselle dans les années 1850 pour se marier dans le département voisin. Son dernier enfant survivant est Paul Victor, cité plus haut. Travaillant comme employé au chemin de fer de l'Est, il a souvent déménagé. Par exemple, je retrouve la famille à Strasbourg en 1863. Jean-Baptiste aurait-il pu aller faire un tour du côté de Sarralbe pour y faire un enfant adultérin ? Personnellement, j'en doute...
  • Louis Théodore Doyen (3AGP), né en 1832 à Wiège-Faty (Aisne). Il s'est marié en 1860. Tisseur de métier, il est peu probable qu'il ait voyagé hors de l'Aisne.
  • Alexandre Godot, née en 1834 à Bazancourt (Marne) et décédé à Reims en 1904. Lui aussi tisseur, marié trois fois, presque quatre. Aucune chance qu'on l'ait vu en terres lorraines.
  • Athanase Constantin Leroy (3AGP), né en 1833 à Remigny (Aisne) et marié en 1854, même ville. Scieur de long puis boulanger, on est bien chez soi.
  • Joseph Alexandre Nique (3AGP), né en 1839 dans l'Aisne et décédé à Remigny trente ans plus tard. Jardinier de son état, qu'aurait-il bien pu faire en Moselle ?
Conclusion : les chances que ces personnes soient entrés en contact avec les filles-mères de « MS » sont entre nulles et très nulles. 

Mais alors, d'où elle sort cette cousine ?


Vers une folle théorie


Je décide alors de me replonger dans les origines ethniques de « MS » bien que je trouve la version MyHeritage de cet outil beaucoup moins fiable que celle de 23 And Me. Et là que vois-je ? Cette personne à qui je n'ai retrouvé que des ancêtres germaniques aurait des origines italiennes et ibères.

 

A gauche, moi, à droite, elle - capture MyHeritage

 

On va laisser de côté la partie ibérique qui ne me concerne pas. Quant à la partie italienne, bien qu'elle soit relativement faible comparée à la mienne, on peut tout de même se dire que « MS » a probablement un ancêtre italien pas trop éloigné caché dans son arbre. Qui dit italien, dit du côté maternel si on veut retrouver un lien avec moi.

Essayons un peu la triangulation. Malheureusement MyHeritage ne me propose pas de profils partageant des arbres généalogiques. Je décide néanmoins de comparer « MS », son fils (« MD »), avec un père (« BR ») et sa fille (« SR ») à qui j'ajoute le profil ADN d'une cousine 2C1R du côté maternel (« DA») que j'ai retrouvée récemment, juste comme ça pour voir.




C'est donc sur le chromosome 4 qu'il se passe quelque chose d'intéressant. Indiquons au préalable que :

  • « MS » a 5,8% d'italien ;
  • « MD », son fils, 61,2%. Attention, c'est trompeur car son père est italien ;
  • « BR », 12,9% ;
  • « SR », sa fille, 48%, là aussi, c'est trompeur, sa mère doit avoir des origines italiennes ;
  • « DA », ma cousine italienne, 70% environ.


On voit direct qu'il y a une correspondance entre 4 d'entre eux, d'ailleurs MyHeritage l'encadre si je retire « DA ». J'ai tout de même laissé « DA » car son segment chevauche pour quasi moitié celui de « MS ».

Qu'est ce que je peux conclure à partir de là ? Pas grand chose en fait ! Cela m'incite juste à continuer de creuser du côté de ma mère et non plus du côté de mon père. 

Me vient alors une théorie complètement folle : Et si un des ancêtres officiels de « MS » n'avait finalement aucun lien biologique ? Admettons, OK, mais lequel ? Et dans quelles circonstances ? Vous me voyez venir ? La Grande Guerre.

En effet, la grand-mère paternelle de « MS », que je vais simplement appeler Élise, est née en décembre 1916 à Talange (Moselle). L'horrible bataille de Verdun venait de toucher à sa fin. Son père, Jean-Baptiste, né allemand en 1887, n'a épousé sa mère, Catherine, alors âgée de 17 ans, qu'en mai 1916. Donc, si on fait bien le calcul, cette dernière était déjà enceinte. Notons au passage que Jean-Baptiste n'a pas servi dans l'armée allemande, pour cause de cécité à un œil.

Et qui dans ma famille italienne aurait bien pu aller s'égarer dans le Grand Est à cette époque ? Mon arrière-grand-père, qui est aussi celui de « DA ». Calogero Perna, italien de Tunisie a en effet servi dans l'armée italienne et a participé à la bataille de Verdun, selon les dires de ma grand-mère. Je n'ai malheureusement aucun document pouvant l'attester.

De là le raccourci est vite fait... J'éviterai néanmoins d'en écrire plus tant que je n'aurai pas trouvé de preuves irréfutables car cette théorie plus que douteuse a ses limites, si mon AGP était aussi celui de « MS » alors :

  • elle aurait un pourcentage d'origine ethnique italienne plus élevé ;
  • elle aurait probablement plus d'ADN partagé avec ma cousine « DA » ;
  • elle et moi aurions peut-être plus de cM partagés avec « SR » et « BR » ;
  • Le front de Verdun n'est tout de même pas tellement à proximité de Talange, alors en zone allemande ;
  • etc.

En revanche, si cela s'avérait vrai, « MS » et moi serions Half 2CR, ce qui collerait parfaitement avec la plus haute probabilité de DNAPainter.

Ma mère ayant elle aussi réalisé un test ADN tout récemment, ce billet aura une partie 2 dès que j'en aurai les résultats.

Sur ce, j'invite les plus érudits d'entre vous sur le sujet à me faire part de vos commentaires ;-)

samedi 6 mars 2021

Enquête photo #10 : les enfants de Tunis

Bonjour à tous ! Pour la première fois, je vous délivre une enquête photo concernant ma famille maternelle, qui a vécu essentiellement en Sicile puis en Tunisie. Sans plus attendre, découvrons la photo en question :


Mignonne petite fratrie - collection personnelle

Caractéristiques de la photo


Origine :  cette photo fait partie d'un album que possédaient mes grands-parents maternels à savoir :
- Lorenzo Ferrara, né en 1901 à Partinico (Sicile) et décédé en France en 1985, fils de Pietro (1865-1936) et de Maria Parrino (1869-?). 
- Rosa Perna, née en 1909 à Tunis et décédée en France en 1998, fille de Calogero (1876-ca.1952) et Rosa Lanfranca (1870-ca.1950).
Ces seules informations ne suffisent pas pour déterminer l'identité de ces bambini.

Type : elle est au format carte postale. Il n'y a évidemment rien d'inscrit au dos mis à part les caractères imprimés propres à la carte.

Datation : Le format carte postale était très répandu au premier quart du XXe siècle mais on pouvait encore le retrouver dans les années 30.

Âge et sexe des enfants : Difficile à dire. Pas plus de 18 mois pour le petit dernier (à moins que ce soit une fille). Peut-être 7 ou 8 ans pour l'aîné. Les puinés pourraient être faux-jumeaux ou avoir un an d'écart.

Un peu d'histoire avant de commencer


Mon grand-père Lorenzo était le seul garçon d'une fratrie de quatre enfants. Il avait donc trois sœurs qui sont restées en Sicile alors que lui a quitté l'Île pour la Tunisie en 1928, il avait alors 27 ans. Ce sont ses oncles Cacioppo - en réalité des cousins, Cacioppo étant le nom de sa grand-mère - qui l'ont fait venir pour y travailler et espérer avoir une vie meilleure. En réalité ce fut pire mais là n'est pas la question pour notre problème. D'après l'histoire familiale, Lorenzo était le parent pauvre dont il fallait se débarrasser. Ses oncles ont donc arrangé son mariage avec ma grand-mère dont la famille était déjà établie en Tunisie depuis le début des années 1900 : Les Perna-Lanfranca, qui exploitaient une ferme dont ils n'étaient pas propriétaires. Cela m'apparaît important de le souligner car il fallait être assez aisé pour se faire photographier par un professionnel à cette époque. C'est pourquoi nous n'avons aucune photo de famille proche avant les années 30.

En revanche, les Cacioppo, famille nombreuse s'il en est, ont mieux réussi leur vie tunisienne que le reste de la famille. La photo ci-dessous a été prise en 1924 à l'église Jeanne-d'Arc de Tunis. Il s'agit du mariage de Damiano Cacioppo (1899-1941 ou 1950) et Anna Cordaro (1902-1961) qui furent plus tard parrain et marraine d'un de mes oncles.



Mariage de Damiano Cacioppo & Anna Cordaro - 1924 - Collection personnelle


Cette photo était sur la même double page que celle des enfants. Était-ce leurs parents ? Pas si sûr...


La « dynastie » Cacioppo


Pas de suspens ! Ce ne sont pas leurs enfants. Certes, ils en ont eu quatre - cinq dont un décédé en bas âge - mais leur écart d'âge, onze ans, est trop important à mon avis. De plus, il n'y a qu'une fille et c'est la benjamine ce qui ne colle pas avec la photo.



Enfants de Damiano & Anna Cacioppo - vue d'Heredis


Si ce n'est pas la bonne famille, alors laquelle est-ce ? Comme je l'ai écrit, les Cacioppo étaient nombreux. Damiano avait au moins deux frères qui se sont mariés et ont eu des enfants :

  • Ignazio Cacioppo (1891-?) marié en 1920 avec Suzanna Messina. Seulement trois enfants dont des jumeaux, l'aîné étant une fille : ça ne colle pas.
  • Giuseppe Cacioppo (1894-?) marié en 1926 avec Paolina d'Antonio mais seulement deux enfants.
Il y a d'autres frères et sœurs mais je ne leur ai pas retrouvé de mariage ni d'enfants.

Qu'à cela ne tienne ! Il y a d'autres branches, des cousins à foison. Par exemple, un autre Ignazio Cacioppo (1903-1988) marié avec Maria Zarzana, parrain et marraine de mon autre oncle. il ont eu six enfants :
  • Giuseppe, 1928
  • Giuseppina, 1931
  • Tomaso, 1933
  • Giuseppe, 1935
  • Angela, 1937
  • Antonio-Salvatore, 1943
Là encore, ça ne va pas non plus. Le premier Giuseppe a dû mourrir en bas âge ce qui fait de Giuseppina devenir l'aînée. Même si on considère que la photo a été prise avant la naissance du dernier, disons en 1938, cela ne peut pas être cette fratrie, d'autant plus que le format carte postale a dû être abandonné entre temps.

L'enquête ne s'arrête heureusement pas là car mon vivier est encore important. Malheureusement je ne peux vous montrer l'arbre de descendance des Cacioppo car à ce jour il n'y a pas moins de 300 individus connus, donc je vais dérouler par « morceaux ».


Les autres couples Cacioppo et apparentés


  • Commençons par un autre Damiano Cacioppo, né en 1894 et marié en 1924, comme son homonyme et cousin, avec Jeanne Miceli : seulement deux efants. Suivant.
  • Encore un autre Damiano, né en 1873 et marié en 1908 avec Francesca Buhagiar. Cinq enfants dont deux filles décédées en bas âge. Encore raté, suivant.
  • Giuseppe, né en 1896 et marié en 1930 avec Maria Miceli, un seul enfant.
  • Un autre Giuseppe, frère du Damiano précédent, né en 1892 et marié en 1919 avec Beatrice Buhagiar, soeur de Francesca. Deux enfants. On oublie.
  • Ignazio Cacioppo (encore un !), né en 1889 et marié en 1913 avec Rosalia Daidone. Ils ont eu quatre enfants. C'est bon ? Non ! Trois filles parmi les quatre.
  • Rosina Cacioppo née en 1901 et mariée en 1924 avec Ignazio Daidone. Encore raté, trois enfants.

Bon, et après avoir fait une indigestion de Damiano, Ignazio et autres Giuseppe, que me reste-t-il ? La famille Daidone, issue de Michela Cacioppo (1866-1960) que ma mère a connue.



Michela Cacioppo épouse Daïdone - merci à Danièle d'Angelo


  • Francesco Daidone, né en 1891 et marié en 1913 avec Maria Manuguerra. Ils ont eu huit enfants dont je connais le visage. Donc, suivant.
  • J'ai évoqué les autres Daidone plus haut, car, en effet, il y a eu des mariages entre cousins.


Conclusion


J'aurais espéré vous livrer une conclusion positive mais il n'en est rien. C'est l'impasse ! J'ai écoulé tout mon stock de cousins du côté de mon grand-père. Vous allez penser que j'ai négligé ma grand-mère ? Eh bien non. De son côté, il y a beaucoup moins de cousins et la plupart sont restés en Sicile voire partis aux Etats-Unis où j'y ai de nombreux cousins éloignés. Ma grand-mère avait bien un frère, Pietro Perna, plus âgé de douze ans, marié avec une cousine germaine, Rosa Lanfranca, homonyme de sa tante citée au début de l'article. Ensemble ils ont huit enfants bien identifiés. Toutes les photos de cette famille sont d'ailleurs bien plus récentes (années 40-50).

Il me reste alors une piste mais là, je sors du cadre familial ! En effet dans l'album photo en question, il y a également des photos des propriétaires de la ferme où ont vécu mes grand-parents : la famille Campo qui n'a aucun lien de parenté avec nous. Ces derniers avaient deux enfants donc je suppose que mes quatre bambini sont issus d'une autre famille. 

Ah ! Si seulement il existait des archives des dénombrements de population en Tunisie !

Pour les plus curieux, voici un aperçu de la descendance Cacioppo par ici.