vendredi 6 décembre 2019

Enquête photo #8 : Le demi-deuil joyeux ?

Me revoilà dans une nouvelle enquête photo !

Et pour celle-ci, je ne vais pas vous parler de lui :


Demi-deuil ou Melanargia galathea - image libre de droits

Mais plutôt d'eux :


Une mère et son fils ? - Archive familiale

Deuil ou demi-deuil ?


De prime abord je pensais que la jeune femme portait une tenue de deuil mais plusieurs personnes sur Twitter (notamment Marie @briqueloup, Marie-Luce @MLCLauer et Sophie @gazetteancetres, merci à elles) m'ont fait les justes remarques que :
  • Le col blanc indique que la personne n'est plus en grand deuil;
  • Le petit garçon ne porte pas de brassard noir qui signifie un deuil récent;
  • Leur visage a l'air serein avec un demi-sourire perceptible ce qui est inhabituel pour l'époque.
On peut donc exclure un deuil récent. Alors pourquoi pas un demi-deuil ?

Qu'est ce donc qu'un demi-deuil à part un joli papillon noir et blanc ? Voici ce que dit le wiktionnaire : « Deuil moins sévère que celui qui marque le grand deuil, que l’on était admis à porter après la période de grand deuil ou lorsque le défunt était un parent éloigné. »

Comme ici il s'agit d'une femme on pense tout de suite au veuvage mais elle pouvait très bien porter le deuil pour un parent, un beau-parent, un enfant, un cousin, etc. ce qui rend l'enquête plus difficile encore.

Provenance de la photo et datation


Ici, ce n'est guère compliqué. Cette photo me provient, comme tant d'autres analysées dans mes enquêtes photos, de ma cousine éloignée Paulette Coquelet mais plus précisément de ses parents : Charles Coquelet (Saint-Quentin 1889 - Paris 1932) et Marie Jeanne Leroy (Liez 1892 - Paris 1988), la cousine germaine de mon AGM. Je connais évidemment le visage de toutes ces personnes. Ce n'est donc pas l'un ou l'une d'eux sur cette photo.
Pour la datation : c'est une photo au format carte postale (rien au dos, comme d'habitude !), format apparu durant la première guerre mondiale et qui a perduré jusque dans les années 30. Il a connu son apogée plutôt autour des années 20.

Recherche généalogique


Fort des informations précédentes, je me dois tout de même de réaliser un petit arbre généalogique du couple précédent, m'obligeant ainsi à travailler même sur des personnes collatérales à mes collatéraux. Qui a dit que la recherche généalogique se bornait aux ancêtres ?

Il me faut donc travailler branche par branche pour savoir s'il y a eu des deuils dans la famille proche ou éloignée du couple Coquelet x Leroy.

* Sur les arbres qui vont suivre, je barre les femmes dont je connais le visage et encadre les personnes décédées entre la 1GM et les années 20.

Branche Coquelet




Branche Olivier (mère de Charles Coquelet)




Branche Leroy



Branche Leclère



Les décès et le deuil


Voilà donc ce qu'on retrouve comme décès dans la période qui nous intéresse :
  • Firmin Émile Coquelet, décédé en 1916 à Paris, père de Charles;
Qui pouvait porter le noir suite à son décès ?
    • Sa veuve Marie Catherine Olivier mais trop âgée pour être sur la photo.
    • Sa fille Marie Julia mais trop jeune. De plus je connais son visage et je sais qu'elle n'a pas eu d'enfant.
    • Sa bru Julie Peugnet. Ce n'est pas elle non plus car je l'ai identifiée sur d'autres photos. Son cas est d'ailleurs intéressant, je reviendrai sur elle. 
    • Son autre bru Georgette Dessailly. Impossible car elle a eu son premier enfant en 1923.
    • Sa dernière bru, Marie-Jeanne Leroy. Comme dit plus haut, ce n'est pas elle car je connais son visage.
  • Julie Peugnet, décédée en 1922 à Paris, bru du précédent;
Qui pouvait porter le noir suite à son décès ? Je ne vois personne d'autre que celles déjà citées. Il faudrait regarder du côté de la famille Peugnet.
  • Claire Georgette Coquelet, décédée en 1923 à Paris, nièce de Charles;
Sa mère pouvait avoir porté une tenue de deuil par la suite. Il s'agit de Georgette Dessailly déjà évoquée. Ce n'est donc pas elle sur la photo.
  • Euranie Joseph Olivier, décédé en 1912 à Saint-Quentin, oncle de Charles Coquelet;
Il était célibataire, sans enfant et loin du cercle familial parisien.
  • Alfred Charles Joseph Olivier, décédé en 1916 à Paris, oncle de Charles Coquelet;
Il était marié depuis 1900 avec Julie Julia Plet, née en 1876. Problème : je ne leur connais pas d'enfant ce qui ne signifie pas qu'ils n'en ont point eu. Elle s'est remarié en 1918 à Paris mais a divorcé six ans plus tard, à Saint-Quentin. En 1920, elle avait 44 ans, peut-être donc trop âgée pour être celle de la photo.
  • Marie Eugénie Célina Leclère, décédée en 1915 à Remigny, mère de Marie Jeanne Leroy;
Comme déjà évoqué : ce n'est pas Marie Jeanne Leroy sur la photo.
  • Des enfants mort-nés en 1904 et 1905 de Arthur Honoré Leroy, frère de Marie Jeanne, et de Henriette Rosa Baudouin.
Voilà un cas qui est intéressant mais revenons un instant sur Julie Peugnet dont voici la photo ci-dessous avec sa première fille Yvonne, née en 1912 :


Julie Peugnet et sa fille Yvonne Coquelet - archive familiale

Julie portait exactement le même type de vêtement que la femme de mon enquête. Cette photo date de la première guerre, sa fille étant née en 1912. Je ne sais pas si ses parents étaient encore en vie à cette époque (ils sont déclarés comme décédés au décès de Julie) mais Julie était veuve d'un premier époux depuis 1905. Elle s'est remariée avec Firmin Coquelet en 1909. Elle a également perdu un petit garçon avant de se remarier. Par conséquent tout prête à croire qu'elle porte le noir depuis un certain nombre d'années, d'autant plus que son beau-père est décédé en 1916.

Maintenant, revenons à Henriette Rosa Baudouin : la pauvre a vécu deux drames consécutifs, deux enfants morts-nés en 1904 puis 1905. Sa mère est également décédée en 1904. Heureusement, elle aura un fils, Alfred Ernest Leroy, en 1908. En considérant que, comme Julie Peugnet, Henriette Baudouin ait porté le demi-deuil un certain nombre d'années, pourrait-ce être elle et son fils Alfred sur la photo ?

Hypothèses sans conclusion


Aujourd'hui je ne vois que deux femmes pouvant être celle sur la photo et encore, avec une probabilité faible :
  • Julie Plet veuve Olivier depuis 1916, tante maternelle par alliance de Charles Coquelet. Mais il y a trois problèmes :
    • Elle est née en 1876, donc elle a déjà 40 ans en 1916;
    • Je ne lui connais pas d'enfant. Je pourrais bien sûr chercher encore un peu (Saint-Quentin ou Paris) mais il y a autant d'Olivier dans l’État Civil qu'il y en a dans les oliveraies du Sud-Est...
    • Les sourires...
  • Henriette Baudouin, épouse Arthur Honoré Leroy, belle-sœur de Marie-Jeanne Leroy. Elle est plus jeune que Julie Plet car née en 1883. Le problème est que son unique fils est né en 1908. Alors, à moins que la photo n'ait été prise plus tôt que je ne le pense (pas avant 1915 en tout cas), ce ne pourrait être lui sur la photo en raison de son âge (@PellePioche pense qu'il a six ou sept ans).
Rien ne me permet donc de conclure avec certitude. Comme l'ont écrit Jennifer (@Jenni_Indo) et Jean-François (@aieuxsurleplat) lors du ChallengeAZ 2019, je vais pratiquer la zététique et me permettre encore de douter... La vérité est peut-être ailleurs.


dimanche 1 décembre 2019

Challenge AZ 2019 : épilogue

Et bien...

Le Challenge AZ est terminé depuis hier !

Mais, mais !

Je ne voulais pas me servir du Z pour publier un épilogue donc voici mon article post challenge AZ, sous forme de synthèse de mes patronymes rares en vidéo !

J'en profite pour remercier une fois de plus toutes celles et ceux qui ont lu, commenté, aimé et mis en avant mes différents articles !

Voici la vidéo sur YT et ci-dessous :



samedi 30 novembre 2019

Les patronymes rares de ma généalogie : Z comme ZAPPARDO

Bonjour fidèle lectrice, fidèle lecteur !


Pour ma première participation au Challenge AZ lancé par Sophie Boudarel (La Gazette des Ancêtres) en 2013 (voir ici), je me lance dans un thème a priori simple : les patronymes rares parmi les ancêtres de mes filles.

Je m'impose deux règles (que je m'autorise quand même à transgresser) :


  • Il faut que ce soit des ancêtres directs et non des collatéraux,
  • Moins de 100 naissances recensées en France sur la période 1966-1990 (selon INSEE/Geopatronyme).


Continuons avec la lettre !


Patronyme : ZAPPARDO
Nombre de naissances sur la période (1966-1990) : 0 en France
Département le plus fréquent sur cette période : N/A
Nombre de naissances au XIXè siècle : 0 en France. On trouve 402 résultats sur Geneanet, principalement dans la province d'Agrigente, en Sicile. Actuellement on n'en trouve que 5 dans les pages blanches italiennes.


Carte des régions de Sicile - Source Dreamstime - Libre de droits


Origine/Etymologie : Le mot italien s'approchant  le plus de ce patronyme est le verbe zappare qui signifie biner. On peut donc supposer que le patronyme Zappardo était porté à l'origine par des laboureurs.


Plus ancien (également plus récent) ancêtre de mon arbre : Il s'agit de Michela Zappardo, sosa 361 de mes filles, mariée avec Paolo La Pietra. Leur fils Giuseppe s'est marié à Camporeale (Sicile) en 1809 avec Rosa Garacci. Pas d'autres informations à l'heure actuelle, les sources d'archives disponibles en ligne étant rares.


Descendance de Michela Zappardo jusque Rosa La Pietra, premier ancêtre sicilien dont le visage est connu - arbre Geneanet



Et voilà, je termine par un patronyme qui n'est pas français mais tout de même présent dans ma généalogie ! De plus, il est tout aussi rare en Italie. Par conséquent, mes règles sont respectées pour cette dernière lettre de l'alphabet.



A demain pour ... C'est fini !

vendredi 29 novembre 2019

Les patronymes rares de ma généalogie : Y'a pas grand chose qui commence par Y !

Bonjour fidèle lectrice, fidèle lecteur !


Pour ma première participation au Challenge AZ lancé par Sophie Boudarel (La Gazette des Ancêtres) en 2013 (voir ici), je me lance dans un thème a priori simple : les patronymes rares parmi les ancêtres de mes filles.

Je m'impose deux règles (que je m'autorise quand même à transgresser) :


  • Il faut que ce soit des ancêtres directs et non des collatéraux,
  • Moins de 100 naissances recensées en France sur la période 1966-1990 (selon INSEE/Geopatronyme).


Continuons avec la lettre Y !

Et bien... Y'a pas grand chose qui commence par Y dans nos ancêtres, rien de rien même. Que faire alors pour pouvoir faire un article avec la lettre du jour ?

Et si on regardait les patronymes qui finissent par un Y ? Alors là il y en a pléthore, mais des rares ?

Regardons, regardons !


  • Ancessy : 7 naissances en 1966 et 1990
  • Aubry : 7796
  • Audouy : 270
  • Colzy : 46
  • Crepey : 55
  • Daisay : déjà fait, voir lettre D !
  • Feray : 407
  • Fleury : 8034
  • Foby : 7
  • Gally : 344
  • Guy : 3396
  • Héluy : 6
  • Jalvy : 6
  • Leroy : 23441
  • de Marly : 208
  • Marty : 6512
  • Méry : 1217
  • Millery : 40
  • Mouly : 784
  • Remy : 6718
  • Rinuy : 11
  • Tronquoy : 100


Les patronymes Héluy et Jalvy arrivent ex aequo avec seulement six naissances entre 1966 et 1990 ! Pour les départager, regardons les naissances au XIXè siècle (selon Filae) :


  • Héluy : 154
  • Jalvy : 116

Voilà notre vainqueur ! Reprenons donc depuis le début !

Patronyme : JALVY
Nombre de naissances sur la période (1966-1990) : 6
Département le plus fréquent : Gironde
Nombre de naissances au XIXè siècle (Filae) : 116 (doublons compris)


Origine/Étymologie :  Après des recherches infructueuses dans Geneanet, Filae et Gallica (je n'ai pas non plus cherché des heures sur ce dernier), j'ai eu recours une nouvelle fois à mon beau-père : « Jalvy comme Jardy pourraient représenter des noms de domaines gallo-romains, ayant abouti à des noms de lieu qui plus tard ont donné des noms de famille ; dans ce cas, on aurait la formation classique : nom d'homme latin + suffixe -acum qui aboutit à Y dans l'Île-de-France (Orly, Jarcy) : il faudrait alors supposer un Gart-iacum pour Jardy et une formation analogue pour Jalvy : le problème, c'est que l'on n'a pas de formes anciennes pour décider. Si on trouve des noms en Y hors du nord de la France, ils peuvent s'expliquer de deux façons générales : nom de lieu devenu nom de personne et déplacement de la personne hors de la région en Y ; ou bien des noms italiens affublés d'un Y purement graphique pour les franciser (Valéry).»
Tout ça ne fait pas vraiment mes affaires ! Toutefois si je reviens sur l'écriture du nom dans les actes, on le retrouve écrit ialvy car le i majuscule notait à la fois I et J. Donc si on cherche du côté de l'origine étrangère, on ne trouve rien à Ialvi en Italie mais quelques traces en Espagne ! Quand on sait que la présence espagnole dans l'Hérault - où se trouvent mes Jalvy - est importante, on a envie de dresser hâtivement une conclusion. Pour l'anecdote, une entreprise espagnole, non loin de Bilbao, porte ce nom.
D'après les statistiques de Geneanet, on retrouve une très forte concentration de Jalvy dans l'Hérault, notamment au pays de Caux.


Répartition géographique des Jalvy selon Geneanet entre 1600 et 1900



Plus ancien ancêtre de mon arbre : Il s'agit de deux frères dont le prénom du père m'est inconnu. Antoine (sosa 27928-G15) et Bernard (sosa 28280-G15) qui ont été consuls de Caux (Hérault). Je ne connais pas encore le nom de l'épouse d'Antoine mais je connais la descendance de ce dernier. Bernard était quant à lui l'époux de Claire André.

Plus récent : La plus récente est Claire (sosa 3491-G12), descendante d'Antoine, car décédée 30 ans après Marguerite (sosa 3535-G12), la descendante de Bernard. Claire s'est liée avec Jean Molinier et ont eu Catherine qui s'est liée avec Pierre Cavalier. La descendance s'est ensuite établie à Nizas, dont j'ai déjà parlé, tout comme la descendance de Marguerite qui a épousé François Séverac.

Cela nous donne donc un implexe assez grand :

Liens entre les Jalvy et Madeleine Valette, AAGM de mes filles - Arbre Geneanet

A demain pour la lettre Z !

mercredi 27 novembre 2019

Les patronymes rares de ma généalogie : X comme X et compagnie

Bonjour fidèle lectrice, fidèle lecteur !


Pour ma première participation au Challenge AZ lancé par Sophie Boudarel (La Gazette des Ancêtres) en 2013 (voir ici), je me lance dans un thème a priori simple : les patronymes rares parmi les ancêtres de mes filles.

Je m'impose deux règles (que je m'autorise quand même à transgresser) :


  • Il faut que ce soit des ancêtres directs et non des collatéraux,
  • Moins de 100 naissances recensées en France sur la période 1966-1990 (selon INSEE/Geopatronyme).


Continuons avec la lettre !


Patronyme : X
Nombre de naissances sur la période (1966-1990) : 36
Département le plus fréquent sur cette période : Paris
Nombre de naissances au XIXè siècle (Filae) : N/A


Origine/Etymologie : X est-il un patronyme ou l'absence de patronyme ? J'ai en tout cas été surpris d'en trouver autant sur le site de Geopatronyme.



Plus ancien ancêtre de mon arbre : Aucun


Plus récent : Aucun


C'est une grosse entorse à ma règle mais comme je n'ai aucun patronyme commençant par X dans mon arbre, il fallait bien que je trouve quelque chose. Les patronymes avec une seule lettre existent bien, nous en avons même au gouvernement, mais leur origine est rarement française.

Concernant X, je n'ai pas fait de recherches approfondies mais je suppose qu'il s'agit pour certains d'entre eux de descendants de personnes nées sans patronyme, voire nées sous X. J'ai un cas comme ça dans mon arbre : il s'agit d'une collatérale* : Marguerite Victorine, déposée à l'Hospice de Béziers par sa mère en 1826. Cette dernière, Marguerite Cavalier, ne l'a finalement reconnue qu'à l'âge de 20 ans, quelques jours avant son premier mariage ! Pour autant, Marguerite Victorine n'a jamais porté le nom de sa mère. Fait étrange : sur son acte de décès elle est toujours dite de mère inconnue !



Acte de reconnaisse de Marguerite Victorine par sa mère à Nizas en 1846 - AD34
5 MI 18/15, page 16

* C'est plus compliqué que ça : mes filles descendent de son second mari, Antoine François Valette, mais descendent également d'une de ses cousines. En fait Antoine François Valette était cousin germain avec sa première épouse Madeleine Cavalier qui elle-même était « cousine utérine » avec Marguerite Victorine. Voir résumé ci-dessous :


Calcul de parenté entre Marguerite Victorine X et son second époux Antoine François Valette - Geneanet




Une autre raison de penser que le nom X a été transmis : dans ma généalogie sicilienne, les actes que j'ai retrouvés sont généralement écrits en latin (église catholique). J'y ai deux ancêtres nés de parents inconnus. En latin cela s'écrit ex ignotis. Devinez ce que j'ai retrouvé dans les pages jaunes ?


Capture du site des Pages Jaunes


Mes ancêtres siciliens, en revanche, se sont vu attribuer un vrai patronyme.


Extrait de l'acte de mariage d'Emmanuele ex ignotis nommé Parrino, sosa 42 de mes filles - Source FamilySearch


Il y a 4 naissances entre 1966 et 1990 d'EX IGNOTIS mais que dire des INCONNU ? On en trouve encore 21 ! Ils sont moins nombreux que les ORPHELIN (24) et encore moins que les TROUVÉ (1667) !



A demain pour la lettre Y!

mardi 26 novembre 2019

Les patronymes rares de ma généalogie : W comme WATTELET

Bonjour fidèle lectrice, fidèle lecteur !


Pour ma première participation au Challenge AZ lancé par Sophie Boudarel (La Gazette des Ancêtres) en 2013 (voir ici), je me lance dans un thème a priori simple : les patronymes rares parmi les ancêtres de mes filles.

Je m'impose deux règles (que je m'autorise quand même à transgresser) :


  • Il faut que ce soit des ancêtres directs et non des collatéraux,
  • Moins de 100 naissances recensées en France sur la période 1966-1990 (selon INSEE/Geopatronyme).


Continuons avec la lettre !


Patronyme : WATTELET
Nombre de naissances sur la période (1966-1990) : 98
Département le plus fréquent sur cette période : Nord
Nombre de naissances au XIXè siècle (Filae) : 376


Origine/Etymologie : Filae et Geneanet ne semblent pas d'accords sur l'origine de ce patronyme ! Pour le premier ce serait un diminutif de watel et signifierait petit gâteau. Watel étant dérivé de Wastel qui représente l'ancien français gastel qui signifie gâteau. Pour le second cela parait improbable. Il y voit plutôt un diminutif de Wattier, Wautier variantes du nom de personne Gauthier. Pour la répartition géographique, plutôt dans le Nord-Pas-de-Calais, la Lorraine et la Belgique.



Plus ancien ancêtre de mon arbre : Jacques Remy Wattelet, sosa 620, époux de Marie Reine Desloges (Mesnil-Saint-Nicaise ca.1755 - id. 1842), décédé en 1801 dans la même commune du département de la Somme. Il n'y a pas de BMS disponibles en ligne sur le site des archives du département (lacunes sur l'arrondissement de Péronne) donc impossible pour moi de remonter plus loin pour le moment.


Carte de l’État Major des environs de Mesnil-Saint-Nicaise - Geoportail

Plus récent : Louise Hortense Eliza Wattelet, sosa 155, petite-fille du précédent et fille de Louis Charles Innocent, maréchal-ferrant (Mesnil-Saint-Nicaise 1799 - Remigny 1843) et de Marie Anne Joséphine Bastien (Liez 1789 - Remigny 1843). Elle est née à Remigny (Aisne) en 1821 et y est décédée en 1883. Elle a été marchande puis boulangère. Par son mariage en 1840 avec Constantin Bénoni Leroy (Remigny 1816 - Fargniers 1890), elle a eu trois enfants.




Carte de l’État Major des environs de Remigny (Aisne) - Geoportail




A demain pour la lettre !

Les patronymes rares de ma généalogie : V comme VAYRETTE

Bonjour fidèle lectrice, fidèle lecteur !


Pour ma première participation au Challenge AZ lancé par Sophie Boudarel (La Gazette des Ancêtres) en 2013 (voir ici), je me lance dans un thème a priori simple : les patronymes rares parmi les ancêtres de mes filles.

Je m'impose deux règles (que je m'autorise quand même à transgresser) :


  • Il faut que ce soit des ancêtres directs et non des collatéraux,
  • Moins de 100 naissances recensées en France sur la période 1966-1990 (selon INSEE/Geopatronyme).


Continuons avec la lettre !


Patronyme : VAYRETTE
Nombre de naissances sur la période (1966-1990) : 45
Département le plus fréquent sur cette période : Hérault
Nombre de naissances au XIXè siècle (Filae) : 157


Origine/Etymologie : Selon Filae, Vayrette viendrait de vayre qui signifie bigarré, tacheté ou bien fourrure de vair. Il peut s'agir d'un sobriquet attribué à une personne ayant la peau tachetée ou portant une fourrure de vair petit-gris. On en trouve notamment dans le Tarn et l'Hérault, la commune du Tarn la plus représentée étant Viane. C'est d'ailleurs de là que sont les ancêtres de mes filles.




Plus ancien ancêtre de mon arbre : Isaac Vayrette, sosa 3264, époux de Jeanne Durand dont au moins un fils, Isaac, tous étant de Viane.

Plus récent : La pauvre Marie Vayrette, sosa 51, née et décédée à Gijounet (1852 - 1896), ancienne section de Viane. Elle a eu huit enfants avec son assassin de mari Jacques Cauquil.


Signature de Marie Vayrette issue de son acte de mariage

Tous les Vayrette de mon arbre sont nés et décédés à Viane/Gijounet. Il a fallu attendre la génération de Marie pour en retrouver dans les départements voisins, notamment dans l'Hérault, département le plus représenté aujourd'hui. On retrouve par exemple son frère Henri Louis en 1906 comme domestique à Fouzilhon pour le compte de la famille Léon Maurel. Il est décédé, célibataire, à Magalas en 1921. L'autre frère de Marie étant décédé à l'âge de huit ans, il faut chercher du côté des cousins pour trouver des descendants portant ce patronyme.


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Arbre de descendance non exhaustif des Vayrette (Geneanet)



A demain pour la lettre !